Dans quelle mesure le niveau de la production d’équilibre peut-il augmenter même lorsque l’accumulation du capital atteint ses limites ? La réponse à cette question renvoie à la contribution du progrès technique supposé exogène dans l’analyse de Solow. Pour un niveau de capital / tête donné, il est possible d’atteindre un palier plus importante en terme de production par tête $(y^*2>y^*1)$, ceci grâce au progrès technique neutre (graphique suivant).
A noter que la neutralité du progrès technique se définit selon 3 optiques :
Il sera toutefois démontré plus tard, à travers les nouvelles théories de la croissance, que le progrès technique peut être endogène du fait de l’accumulation du capital. En effet, des formes d’apprentissage se développent dans la dynamique même de l’accumulation. L’accumulation du capital génère des externalités positive dont profitent les agents producteurs. Ainsi, le rendement du capital ne se limite plus uniquement à son rendement privé. L’accumulation induit à la fois un rendement privé et un rendement social, le rendement social s’apparente à des externalités technologiques positives.
L’analyse néoclassique de la croissance permet toutefois de mettre en évidence la contribution du progrès technique à la croissance de la production au terme d’une comptabilité de croissance simple :
Supposons une technologie de production de type Cobb-Douglas à rendements d’échelle constants représentée par la fonction de production suivante : $$Y = A K^{\alpha} L^{1-\alpha} ; \ 0 < \alpha <1, \ A>0$$
En introduisant les variations, on obtient : $$\frac{\Delta Y}{Y}=\frac{\Delta A}{A}+\alpha \frac{\Delta K}{K}+(1-\alpha)\frac{\Delta L}{L}$$
D’après cette expression, il apparaît que le taux de croissance de la production s’explique en partie par les variations pondérées des facteurs de production K et L auxquelles s’ajoute la variation du progrès technique neutre A. Le premier terme de droite désigne la variation de la productivité globale des facteurs (PGF), autrement dit, la contribution à la croissance de la production qui n’est pas expliquée par l’accroissement des quantités de facteurs de production K et L.
A noter que la neutralité du progrès technique se définit selon 3 optiques :
- Progrès technique A neutre au sens de Harrod : $Y = F(K, AL)$, Le progrès technique renforce la productivité du travail
- Progrès technique A neutre au sens de Solow : $Y = F(AK, L)$, le progrès technique renforce la productivité du capital
- Le progrès technique A neutre au sens de Hicks : $Y = AF(K,L)$, le progrès technique renforce la productivité de l’ensemble des facteurs de production.
Il sera toutefois démontré plus tard, à travers les nouvelles théories de la croissance, que le progrès technique peut être endogène du fait de l’accumulation du capital. En effet, des formes d’apprentissage se développent dans la dynamique même de l’accumulation. L’accumulation du capital génère des externalités positive dont profitent les agents producteurs. Ainsi, le rendement du capital ne se limite plus uniquement à son rendement privé. L’accumulation induit à la fois un rendement privé et un rendement social, le rendement social s’apparente à des externalités technologiques positives.
L’analyse néoclassique de la croissance permet toutefois de mettre en évidence la contribution du progrès technique à la croissance de la production au terme d’une comptabilité de croissance simple :
Supposons une technologie de production de type Cobb-Douglas à rendements d’échelle constants représentée par la fonction de production suivante : $$Y = A K^{\alpha} L^{1-\alpha} ; \ 0 < \alpha <1, \ A>0$$
En introduisant les variations, on obtient : $$\frac{\Delta Y}{Y}=\frac{\Delta A}{A}+\alpha \frac{\Delta K}{K}+(1-\alpha)\frac{\Delta L}{L}$$
D’après cette expression, il apparaît que le taux de croissance de la production s’explique en partie par les variations pondérées des facteurs de production K et L auxquelles s’ajoute la variation du progrès technique neutre A. Le premier terme de droite désigne la variation de la productivité globale des facteurs (PGF), autrement dit, la contribution à la croissance de la production qui n’est pas expliquée par l’accroissement des quantités de facteurs de production K et L.